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Etats-Unis : le bilan catastrophique de la présidence Biden

Les quatre années de présidence de Joe Biden s’achèvent aujourd’hui, lundi 20 janvier 2025, avec l’«intronisation» de Donald Trump à la Maison blanche. Cette présidence, censée être représentative des valeurs et des orientations des démocrates américains, se caractérise par une série de décisions contestables et d’événements dramatiques qui ont laissé des traces profondes tant à l’intérieur des États-Unis qu’à l’échelle mondiale.

Leith Lakhoua *

Loin de l’image de stabilité et de rationalité que son élection semblait suggérer, la présidence Biden a été marquée par des choix diplomatiques, militaires et économiques désastreux, dont les conséquences risquent de résonner pendant des décennies.

Gaza : un génocide silencieux

Sous la présidence de Biden, les États-Unis ont maintenu un soutien inébranlable à Israël, notamment lors de l’escalade de la violence à Gaza. Alors que des milliers de civils palestiniens ont été tués, des infrastructures ont été détruites et des centaines de milliers de personnes ont été déplacées, l’administration américaine a en grande partie minimisé la gravité de la situation. Les appels internationaux à une pression plus forte sur Israël ont été ignorés, ce qui a alimenté des accusations de complicité dans un génocide silencieux et un crime contre l’humanité. En soutenant aveuglément l’État hébreu, Biden a fait preuve d’une indifférence inquiétante à l’égard des droits humains.

Yémen : un conflit ignoré et élargi

La guerre au Yémen, bien qu’étant un conflit en cours depuis plusieurs années, a été exacerbée sous Biden. En dépit des promesses de campagne de mettre fin au soutien américain à la guerre menée par l’Arabie Saoudite, l’administration Biden a continué de fournir des armes et un soutien logistique, ce qui a prolongé un conflit qui a causé l’une des pires crises humanitaires du monde. Ce soutien a non seulement ravivé les souffrances des Yéménites, mais a également renforcé le rôle destructeur des puissances régionales dans le conflit, laissant des millions de personnes dans la misère.

Ukraine-Russie : une politique erronée

Le soutien de Biden à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie est sans doute l’aspect le plus controversé de son mandat. Poussant le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à s’engager dans un conflit à grande échelle contre la superpuissance russe, Biden a pris une décision géopolitique risquée sans tenir compte des conséquences dramatiques pour l’Europe et le reste du monde.

En provoquant une confrontation directe avec la Russie, Biden a non seulement mis l’Ukraine en danger, mais a également entraîné l’Europe dans une guerre dont elle n’avait ni les moyens, ni les motivations réelles pour la mener.

Résultat : une Europe appauvrie, dépendante de l’énergie russe, et une Russie qui, malgré les sanctions, a vu sa position se renforcer à long terme, notamment grâce à la hausse des prix de l’énergie.

Une présidence marquée par l’incompétence et la sénilité

Le mandat de Joe Biden a souvent été perçu comme un échec en raison de sa santé déclinante et de sa prise de décision parfois erratique. Alors que des questions sur sa capacité à gouverner ont fait l’objet de débats constants, il est apparu que son administration a été largement dominée par des forces internes, guidées par des technocrates et des figures influentes au sein du Parti démocrate, plutôt que par une direction claire et décisive.

Cette absence de leadership a eu des répercussions graves, notamment sur la gestion de la pandémie, la crise en Afghanistan, et la politique étrangère globale.

Un parti démocrate divisé et fragile

Le Parti démocrate, qui représente une large part de l’élite politique et économique américaine, a pris un tournant dangereux sous la présidence de Biden. Le parti s’est retrouvé pris entre ses ailes progressistes, souvent déconnectées des préoccupations du grand public, et une aile centriste en perte de vitesse. La gestion de crises internes, notamment la montée de la polarisation politique et des tensions raciales, a montré l’incapacité du parti à offrir une vision cohérente et unifiée pour l’avenir du pays. Et la suite, on la connaît : le retour tonitruant de Donald Trump et des Républicains.  

À la lumière de ce bilan désastreux, de nombreux observateurs se tournent désormais vers les Républicains pour voir s’ils sont capables d’offrir une alternative plus stable et rationnelle. Le retour de Trump à la présidence pourrait marquer un tournant, bien que ses choix politiques et ses relations avec les puissances mondiales suscitent toujours de vives inquiétudes. Toutefois, sous sa pression, certains signes indiquent que des changements importants pourraient se produire sur la scène internationale. Par exemple, le récent revirement dans la guerre de Gaza, où certains alliés occidentaux ont commencé à réévaluer leur position sous l’influence de Trump, pourrait marquer un changement dans la dynamique de soutien à Israël, peut-être pas dans le sens désiré par l’Etat hébreu.

Un changement nécessaire au sein du Parti démocrate

Les quatre années de présidence Biden ont révélé les faiblesses profondes du Parti démocrate, qui a placé un homme vieillissant et sénile à la tête d’une nation puissante, en espérant que son nom et son passé d’homme politique seraient suffisants pour garantir la stabilité. Le monde, cependant, a payé le prix de ces choix erronés.

Dans ce contexte, le Parti démocrate devrait sérieusement remettre en question son leadership, ses priorités et son idéologie. Une réforme s’impose si ce parti veut un jour retrouver la confiance du peuple américain et jouer un rôle constructif sur la scène internationale.

L’avenir politique des États-Unis reste incertain, mais la dernière décennie devrait servir de leçon sur les dangers d’une gouvernance incohérente et d’une politique étrangère maladroite. Seul le temps dira si les Républicains, sous la direction de Donald Trump, seront capables de redresser la barre.

* Consultant en logistique industrielle.

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