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Afif Hendaoui, ou la rigueur comme héritage

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Ghar El Melh | Toujours aucune trace du marin disparu

Les opérations de recherche se sont activement poursuivi ce mardi, pour retrouver un marin porté disparu au large de Ghar El Melh, après une sortie en mer entamée depuis le port de pêche local. Selon une source sécuritaire citée par IFM, l’embarcation du marin, âgé d’environ 65 ans, a été retrouvée à la dérive en pleine mer et malgré les efforts intenses déployés tout au long de cette journée, aucune trace du disparu n’a été signalée jusqu’à présent. Les autorités ont déployé les unités spécialisées de la Garde maritime ainsi que les équipes de la Protection civile, dont des unités de plongée, ajoute la même source en ajoutant que des drones ont été utilisés pour appuyer et faciliter les recherches. On notera que plusieurs marins-pêcheurs de la région se sont joints aux opérations, participant activement au ratissage par voie maritime et terrestre sur l’ensemble des côtes de la zone, et ce, malgré les conditions météorologiques difficiles. Y. N. L’article Ghar El Melh | Toujours ...

Abdellatif Laâbi | La solitude du poème contre le fracas du Monde

Cinq parties composent ‘‘Un dernier pour la route’’, le dernier recueil d’Abdellatif Laâbi : «Premières gorgées», «J’essaie d’écrire un poème sur Gaza», «Saudade», «Six mois après» et ‘‘Un dernier pour la route’’. Un livre à l’écriture épurée, simple d’accès, sans emphase ni fioriture de langage où le poète va à l’essentiel, pour faire le bilan d’une vie et interroger la poésie, dans le même temps. Le poète marocain, dont l’œuvre militante n’est pas à prouver, depuis fort longtemps, apparaît ici comme apaisé, avec un brin de légèreté appréciable (noblesse de l’âge exige ?), sans cri ni colère, mais attelé à une célébration des bonheurs qu’il oppose à la mélancolie et aux retors de l’Histoire et de l’actualité. Il y a comme un besoin de retrouver la solitude du désert et sa plénitude contre le fracas du monde et son oppression. Méditations intérieures, arrêts sur des souvenirs intimes, questionnements, stations dans des voyages comme des repères et des jalons lumineux d...

Salon du Kram | Un tremplin pour les artisanes entrepreneures

À l’occasion de la 42e édition du Salon de la Création artisanale du Kram, l’OIM Tunisie a appuyé la participation de huit entrepreneures issues de différentes régions, dans le cadre du programme Mobi-TRE (@Hajti Bik). Cette initiative vise à renforcer leur accès aux opportunités de commercialisation, y compris à l’international, en mobilisant l’engagement de la diaspora tunisienne en faveur de l’investissement dans les entreprises, afin de soutenir la création d’emplois et le développement économique local. En facilitant leur participation sur une plateforme à forte visibilité, le programme contribue à la promotion de leurs produits, au développement de leur réseau professionnel et à l’exploration de nouvelles perspectives de croissance. La visite de Monsieur le Ministre du Tourisme et de l’Artisanat a, par ailleurs, réaffirmé le rôle stratégique de l’entrepreneuriat artisanal féminin dans la valorisation du patrimoine et le développement du secteur. Coordonnée avec l’Office de l...

«Emergence du Corps» | Rétrospective Habib Chebil à la Maison des Arts

L’exposition rétrospective «Émergence du corps», consacrée à l’artiste plasticien Habib Chebil (1936-2004) se tient du 28 mars au 26 avril 2026 à la Maison des Arts du Belvédère, Tunis. Elle réunit 26 œuvres issues du Fonds national des arts plastiques, présentées par la direction des arts plastiques relevant du ministère des Affaires culturelles, avec la collaboration Théâtre national tunisien. L’exposition propose une lecture de l’œuvre de Chebil à la croisée de la peinture et du théâtre où le corps s’impose comme un espace de recherche plastique. Le commissaire de l’exposition, Sami Ben Ameur, plasticien et historien de l’art, ancien élève et proche de l’artiste, décrit Chebil comme «une figure majeure de la modernité tunisienne» . «Il ne s’agit pas seulement de montrer des œuvres, mais de restituer un parcours et une présence », confie-t-il à l’agence Tap. Selon lui, l’influence initiale de Nicolas de Staël – perceptible dans la gestion des masses à travers des œuvres telles qu...

‘‘Le 13e Round » | La vie comme un combat de boxe

Mohamed Ali Nahdi frappe fort avec ‘‘Le 13 e Round’’. Ici, la boxe n’est pas un sport : c’est un miroir des combats silencieux que chacun peut mener. Un drame intime, universel et profondément humain. Il raconte le courage dans les moments les plus sombres. Djamal Guettala Acteur et réalisateur tunisien, présent dans plus de 30 films et séries, Nahdi transforme une scène banale en cinéma puissant. Dans un hôpital, une mère attend des heures avec son enfant malade dans les bras. Ce moment devient le point de départ d’une histoire universelle. Le film suit Kamel et Samia. Leur fils est gravement malade. La peur, l’incertitude, la fatigue et les limites du système de santé pèsent sur eux. Chaque geste compte. Chaque décision est cruciale. Pour Kamel, ancien boxeur, le combat ne se déroule plus sur un ring : il se joue dans l’intimité, face à l’invisible adversaire qu’est la maladie. Nahdi capte la vie dans ses détails : une main qui rassure, un regard inquiet, un souffle retenu. Il ...

Tahar Bekri | De l’errance et la sérénité

D’un bout à l’autre du dernier recueil de Tahar Bekri, ‘‘Le battement des années’’, le lecteur est invité à suivre, pas à pas, une sorte de déambulation à travers un Paris transformé par l’imagination créatrice du poète en un lieu correspondant parfaitement à son état d’âme. Cette promenade est loin d’être celle d’un touriste à la recherche du pittoresque. Les lieux parisiens sont plutôt transfigurés par le regard d’un poète en quête du plus profond de lui-même, dans un espace intime, dans lequel il fut contraint de passer une grande partie de sa vie, d’une part et d’autre, ces mêmes lieux renferment tant de mystère, ne cessent de l’interpeller. Moncef Machta * Il s’agit donc d’une poésie de l’errance qui rappelle cet accent lyrique dans le vers de Guillaume Apollinaire, extrait de ‘‘La chanson du mal-aimé’’  : «J’erre à travers mon beau Paris sans avoir le cœur d’y mourir». Cette errance semble n’avoir aucune motivation particulière, à part celle mobilisée par l’état d’âme...