Accéder au contenu principal

Articles

Au cœur des camps de la mort de Hemedti Dagalo

Articles récents

Migrants subsahariens l Ce que la Tunisie refuse de voir

Ce que nous appelons «crise migratoire» parle souvent moins des migrants que de nous-mêmes. La manifestation contre le racisme organisée samedi 11 avril 2026 à Tunis n’est pas une scène périphérique. C’est un miroir. Un révélateur. Une condensation visible d’angoisses sociales plus profondes : précarité persistante, déclassement, fatigue démocratique et perte de repères collectifs. Abdelhamid Larguèche * Dans ce contexte, une présence étrangère pourtant marginale devient centrale. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les migrants subsahariens en situation irrégulière représentent une part limitée de la population tunisienne – estimée entre 20 000 et 25 000 personnes. Leur visibilité suffit cependant à produire un effet de loupe. Ce que les chiffres relativisent, l’imaginaire social l’amplifie. Il n’y a pas d’invasion. Il y a une exagération. Et cette exagération produit des conséquences bien réelles, y compris des tensions locales parfois vives que l’on...

Cash en Tunisie | Et si le problème était la banque ?

Cet article est une réponse qui se veut «constructive» à celui de l’économise Moktar Lamari publié hier par Kapitalis, Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne . L’auteur y plaide pour une lecture économique réaliste du cash, bouc émissaire ou solution de survie ? Naamen Bouhamed * En réponse à l’article de Moktar Lamari ainsi qu’aux analyses de l’étude réalisée par Meriam Jerbi et ses collègues qu’il cite, force est de constater que celle-ci, bien que documentée, oublie une question essentielle : pourquoi le cash reste-t-il une composante centrale de l’économie tunisienne ? Ce n’est pas par hasard, ni par «préférence pour l’ombre» . C’est parce que, face à un système bancaire défaillant, le cash est devenu une solution de flexibilité, voire de survie. 1. Le cash comme libérateur face à une bureaucratie bancaire paralysante L’article dépeint le «cash-cache» comme un fléau qui étiole l’économie. Mais renversons la perspective : et si le cash était la preuve que la...

Le poème du dimanche | ‘‘Le cœur du monde’’ de Horia Badescu

Né en 1943, à Aref-sur-Arges (Roumanie), Horia Badescu est poète, essayiste, journaliste, universitaire et diplomate. Lauréat de l’Académie roumaine et de plusieurs prix littéraires, dont, le Prix européen de poésie francophone, «Léopold Sedar Senghor». Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages parus en Roumanie et dans divers pays. Ecrit en roumain et en français. Traduite en différentes langues, sa poésie «répond à une nécessité vitale, elle ne chante pas pour séduire mais pour sauver. Elle constitue un exercice de survie.» (Jean-Max Tixier), Horia Badesc u «…n ous précède en nos déserts et relève les repères.»  (Luc Norin) Tahar Bekri Des automnes, des hivers ont passé, chaque fois et depuis toujours illusoires et pourtant si réels, tel l’air du soir avant qu’il commence à neiger. Sur l’arête des heures, sur leur fil édenté, des paroles qui glissent au-dessus du clavier égaré du premier instant. Les jours cueilleront dans leurs corbeilles la fournaise, mais reste...

Primavera musicale | Échos de la Méditerranées au Théâtre de Tunis

Le Carthage Symphony Orchestra (CSO) donne rendez-vous aux mélomanes le samedi 25 avril 2026 pour une soirée exceptionnelle au Théâtre municipal de Tunis. Sous la baguette du Maestro Hafedh Makni, ce concert placé sous le signe de l’échange méditerranéen promet un voyage sonore entre virtuosité et émotion. L’événement accueillera un invité de marque : le pianiste italien Ludovico Troncanetti. Ce dernier interprétera le célèbre Concerto pour piano n°3 de Camille Saint-Saëns, une œuvre réputée pour sa brillance et sa complexité technique. La soirée rendra également un vibrant hommage au patrimoine lyrique italien. Le public pourra vibrer au rythme des chefs-d’œuvre de Rossini et Verdi. Ces moments forts seront portés par la puissance du chœur et la sensibilité du violoncelliste Wassim Makni. Organisé par l’association Musique Sans Frontières en partenariat avec l’Institut Culturel Italien de Tunis, ce concert bénéficie du soutien précieux de l’Office National du Tourisme Tunisien ai...

Concert «Primavera musicale» au Théâtre de Tunis

L’Orchestre symphonique de Carthage, sous la direction du maestro Hafedh Makni, présentera le concert symphonique «Primavera musicale : échos de la Méditerranée», le samedi 25 avril 2026, à 19h30, au Théâtre municipal de Tunis, avec la participation du maestro Ludovico Troncanetti en soliste. Selon l’Institut Culturel Italien de Tunis, co-organisateur de l’événement, «ce concert offrira au public un voyage à travers la virtuosité et le raffinement orchestral, célébrant la richesse de la musique classique italienne et méditerranéenne, à l’occasion du 70 e anniversaire des relations bilatérales entre la Tunisie et l’Italie» . Le programme comprendra des œuvres de Saint-Saëns et un hommage aux compositeurs italiens, avec des pièces de Gioachino Rossini et Giuseppe Verdi, lors d’une soirée réunissant orchestre, chœur et violoncelle, interprété par Wassim Makni. Cette initiative, à laquelle participe l’association tunisienne Musique Sans Frontières, s’inscrit dans un programme de coopé...

Ce jeu de cash-cache qui étiole l’économie tunisienne

En Tunisie, la vraie banque centrale c’est le souk informel. Le souk, dans tous les sens du terme. C’est aussi pour cela que la politique monétaire, basée uniquement sur la hausse du taux directeur, n’arrive pas à atteindre ses objectifs, créant à son tour des effets pervers, dans cette même spirale infernale… Moktar Lamari * Les dernières années, les économistes tunisiens ont tous constaté le dérapage incontrôlé de la logique du cash, dans les transactions économiques. Une logique qui enfante toujours plus de billets en circulation (et plus d’inflation), avec un écosystème hors des circuits bancaires classiques, échappant ainsi de facto à toutes les politiques publiques fiscales, monétaires et économiques, à l’œuvre en Tunisie. Spécificité tunisienne, le débat entre les économistes est dominé par la rhétorique et le narratif verbeux, sans pouvoir mesurer le phénomène, ses tenants et ses aboutissant. Dans la foulée, une étude économétrique a été publiée récemment, à ce suje...