À l’âge où la plupart de sa génération sont déjà grands-pères, voire même arrière-grands-pères, les aléas de la vie de l’auteur l’ont privé jusqu’à maintenant de cette chance et de cette joie de tenir un petit-fils (ou une petite-fille) dans ses bras et lui transmettre ce que la vie lui a appris. Alors, il a voulu le faire quand même à travers cette lettre et ce poème adressés à un petit-fils qui n’existe pas encore et qu’il espère qu’il lira peut-être un jour lorsqu’il viendra dans ce monde grâce à Google qui garde dans son «ventre» trace de toutes ses publications en ligne. Sadok Zerelli * Mon cher petit-fils, Je ne sais pas quel prénom tu aurais porté, quels auraient été la couleur de tes yeux, le son de ton rire ou les rêves qui auraient peuplé ton enfance. Je ne sais pas si tu aurais ressemblé à ton père, à ta mère ou peut être un peu à moi-même car les lois de la génétique sont impénétrables. Et pourtant, aujourd’hui, à l’automne de ma vie, j’ai...