Entre la sauvegarde esthétique du patrimoine architectural et l’adaptation vitale des villes au changement climatique et aux épisodes fréquents de grosses chaleurs, le droit français cherche encore son équilibre, mais l’instauration future d’un véritable «droit au frais» citoyen semble inéluctable. Lotfi Sahli Mon séjour à Paris a coïncidé avec un épisode de canicule particulièrement marqué. A l’heure ou l’Europe de l’Ouest suffoque sous des dômes de chaleur à répétition, le thermomètre parisien frôle souvent la barre fatidique des 40 °C. Ces épisodes de canicule extrême ne relèvent plus du simple inconfort estival : ils tuent. Selon Santé publique France, les vagues de chaleur successives provoquent désormais des milliers de décès excédentaires chaque année (près de 1 900 morts enregistrés pour le seul été 2025, un bilan qui menace déjà d’être dépassé face à l’intensité inédite de la canicule de juin 2026), touchant de plein fouet les personnes âgées et les habitants ...