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Sauvegarde de Sidi Bou Saïd | Une approche écologique douce

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PCF et Maghreb | Radicalisme d’apparat et rendez-vous manqué

Fondé en 1920, le Parti communiste français (PCF) se présentait comme la force radicale capable de porter la révolution et de combattre l’impérialisme. Mais lorsque le parti se tourne vers le Maghreb français, son idéal se heurte à la réalité du terrain et à la complexité des sociétés locales. L’historien Chokri Ben Fradj retrace dans son dernier ouvrage, ‘‘Le Parti communiste français face à la question coloniale : le cas du Maghreb – Militantisme politique et errance idéologique entre deux rives 1920-1939’’, les espoirs, les erreurs et les limites d’un engagement qui restera marqué par un rendez-vous manqué avec les nationalistes maghrébins. Djamal Guettala Dès ses débuts, le PCF se définit par un radicalisme affirmé. Inspiré par la Révolution russe et l’Internationale communiste, il prône la révolution prolétarienne et rejette le patriotisme comme incompatible avec la solidarité internationale. La démocratie parlementaire bourgeoise est critiquée, jugée illusoire et oppressive. ...

Histoire | Bahi Ladgham et «l’affaire Lehmann»

L’«affaire Lehmann» s’inscrit dans la période de transition marquant la mise en échec de l’expérience des coopératives, soutenue par Habib Bourguiba et appliquée par Ahmed Ben Salah. Ce revirement avait mené à la restructuration du gouvernement et à la nomination de Bahi Ladgham comme Premier ministre en novembre 1969, avant qu’il ne soit lui-même écarté au profit de Hédi Nouira en novembre 1970. Il n’existe pas trace documentée d’une «affaire Lehmann» (parfois orthographiée Robert Lehman) dans les archives académiques ou historiographiques classiques. Pourtant, cette affaire fait référence à un scandale financier et politique majeur en Tunisie à la fin des années 1960. (Ph. Bourguiba et le gouvernement Ladgham, à droite du président). Ridha Ben Slama Il s’agit d’un homme d’affaires de nationalité étrangère, influent dans les milieux financiers tunisiens de l’époque. Il était lié à des projets de développement industriel et touristique, accusé de malversations financières, de co...

La Biat pilote le financement du projet GFR Kairouan

La Biat annonce sa participation, en qualité d’agent et arrangeur de la syndication, à un prêt syndiqué d’un montant global de 140 millions de dinars destiné au financement d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac, implantée à Chebika dans le gouvernorat de Kairouan. Le pool bancaire comprend, aux côtés de la Biat, les établissements partenaires : UIB, ATB et UBCI . Une convention de prêt syndiqué a été signée entre la Biat, GFR Kairouan, la société anonyme spécialement créée pour gérer les activités du projet, et les banques participantes lors d’une cérémonie tenue le 3 février 2026 au siège social de la Biat. Le prêt syndiqué d’une valeur globale de 140 millions de dinars a été consenti pour la réalisation d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 100 MWac, située à Chebika, dans le gouvernorat de Kairouan. Il s’agit de l’une des plus importantes centrales photovoltaïques du pays avec un coût global de 280 millions de dinars, contribuant ainsi au ren...

Découvertes archéologiques après les intempéries | L’INP mobilise ses experts

En coordination avec la garde maritime, une équipe scientifique de l’Institut national du Patrimoine, spécialisée en mosaïques, s’est rendue à Bizerte. Cette intervention fait suite aux intempéries des derniers jours qui n’ont pas seulement apporté de la pluie, mais qui ont permis de belles découvertes : Sur les côtes du gouvernorat de Bizerte, le retrait des sables et l’érosion marine ont mis au jour des vestiges antiques jusque-là enfouis. Suite aux fortes vagues et aux vents violents des derniers jours, plusieurs panneaux de mosaïques et des structures archéologiques ont refait surface le long de la bande côtière, indique l’INP en précisant que son équipe devra documenter avec précision l’emplacement et l’état des vestiges et procéder au relevé et à la sécurisation pour éviter toute dégradation ou acte de pillage. Parallèlement, une seconde équipe scientifique a mis le cap sur la délégation de Sejnane, plus précisément sur le site de Sidi Mechreg. Ce secteur, connu pour sa riche...

Mustapha El Haddad | «Israël est un fait colonial européen»

Mustapha El Haddad, expert économique spécialisé dans les études énergétiques, vient de changer le fusil d’épaule en publiant un ouvrage politico-historique intitulé ‘‘Palestine: Une relecture des origines de la colonisation sioniste’’, récemment paru aux éditions Arabesques, à Tunis. Son ambition est de contribuer à rappeler l’origine et l’évolution de cette longue et terrible injustice faite aux Palestiniens . Latif Belhedi L’essai reproduit en exergue cette célèbre déclaration de Nelson Mandela, le leader anti-apartheid, qu’il a faite en 1997, alors qu’il était président de l’Afrique du sud : «Nous savons trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens» . Pour lui, comme pour tous les dirigeants politiques, les historiens et les analystes honnêtes, la Palestine est un territoire occupé et la cause palestinienne est une question coloniale. Et c’est ce que Mustapha El Haddad a cherché à démontrer dans cet essai en passant en revue les étapes hist...

L’Arabie saoudite punit les opérateurs économiques émiratis

La colère saoudienne contre les Émirats arabes unis semble ne pas se limiter à la sphère de la géopolitique régionale mais affecte désormais le monde des affaires. De plus en plus de cadres d’entreprises émiraties ou établies aux Émirats se voient refuser le visa d’entrée en Arabie saoudite, plus grand marché régional. Les autorités saoudiennes accentuent aussi la pression sur les multinationales pour déménager leurs sièges régionaux à Riyad. Les Saoudiens possèdent également un autre levier, ils sont de grands investisseurs dans le secteur immobilier dans les Émirats. Pour le moment, Abou Dhabi courbe l’échine en attendant que la tempête passe.  (Ph. Dubaï) . Imed Bahri Le Financial Times a publié un article d’Ahmed Al Omran, Simeon Kerr et Andrew England indiquant que la crise saoudo-émiratie liée au Yémen et à d’autres questions régionales suscite des inquiétudes quant à son impact sur le commerce et les relations entre les deux pays.  Le journal britannique ajoute que...