Les historiens en parleront sans doute demain comme de la plus grande supercherie politique dont l’effronterie est drapée de bons sentiments souverainistes. On a parlé de l’initiative «Liyantasar Echaab» («Pour que le peuple triomphe»), lancée par une poignée d’opportunistes qui ont mangé à plusieurs râteliers avant de jeter leur dévolu sur le président Kaïs Saïed, leur champion du moment, en recourant à sa rhétorique populiste. Par Imed Bahri La formule trouvée est on ne peut plus contestable, sur les plans aussi bien politique que moral : profiter des législatives anticipées du 17 décembre prochain et des conditions discutables dans lesquelles elles se déroulent, avec des candidats sans vision ni idéologie ni programme, et qui briguent un siège sous la coupole du palais du Bardo pour profiter des privilèges qui y sont liés, pour en recruter le plus grand nombre et essayer d’en constituer, d’abord un groupe parlementaire et ensuite, si affinités, un mouvement politique, celui j...